Custom labels Google Merchant Center : méthode pour piloter la rentabilité produit par produit
Les custom labels (custom_label_0 à custom_label_4) sont des attributs du flux que l’internaute ne voit jamais. Ils servent à une seule chose : regrouper vos produits selon des critères qui comptent pour votre rentabilité (marge, rotation, saison, stock) et non selon l’arborescence du site. Bien construits, ils permettent de pousser les produits qui rapportent et de freiner ceux qui consomment du budget sans marge. Ce guide donne une grille de labels prête à adapter, la méthode pour calculer les seuils à partir de vos propres données, son usage dans Shopping et Performance Max, et les leviers à travailler en parallèle dans les titres et descriptions du flux. Contenu mis à jour le 26 octobre 2026.
Les règles techniques à connaître
| Point | Règle Merchant Center |
|---|---|
| Nombre d’attributs | 5 : custom_label_0 à custom_label_4, techniquement équivalents |
| Longueur d’une valeur | 1 à 100 caractères |
| Valeurs distinctes | 1 000 au maximum par attribut sur l’ensemble du compte ; limite non extensible |
| Au-delà de la limite | Les nouvelles valeurs sont ignorées pour les rapports et les enchères |
| Valeurs par produit | Une seule valeur par attribut et par produit, insensible à la casse |
La limite de 1 000 valeurs explique une erreur fréquente : utiliser un label pour stocker un identifiant, un prix exact ou un nom de fournisseur. Le label doit contenir une classe (« marge_a »), jamais une donnée brute.
Commencer par les décisions, pas par les labels
Avant de remplir un attribut, listez les décisions que vous voulez pouvoir prendre dans Google Ads :
- mettre plus d’argent derrière les produits à forte marge ;
- protéger les meilleures ventes dans une campagne à budget dédié ;
- arrêter de payer des clics sur les produits presque en rupture ;
- donner une chance aux nouveautés qui n’ont pas encore d’historique ;
- accélérer en saison et lever le pied hors saison.
Chaque décision correspond à un axe, et chaque axe à un label. Cinq axes au maximum : si vous en voulez davantage, c’est que certains ne servent à aucune décision.
Grille type de custom labels
| Attribut | Axe | Valeurs | Décision associée |
|---|---|---|---|
| custom_label_0 | Marge brute unitaire | marge_a / marge_b / marge_c | ROAS cible différent par classe |
| custom_label_1 | Performance sur 90 jours | heros / reguliers / dormants / sans_historique | Campagne dédiée aux héros, budget de test pour les produits sans historique |
| custom_label_2 | Saisonnalité | printemps_ete / automne_hiver / toute_annee | Hausse de budget anticipée avant la saison |
| custom_label_3 | Couverture de stock | stock_ok / stock_court / fin_serie | Exclusion des stocks courts, poussée des fins de série si marge suffisante |
| custom_label_4 | Statut commercial | nouveaute / promo / prix_appel / standard | Suivi séparé des produits d’appel qui font venir sans marger |
Des valeurs courtes, sans accents ni espaces, évitent les erreurs de saisie et de règles de flux.
Calculer les seuils avec vos propres données
Marge
Exportez pour chaque produit le prix de vente HT et le coût de revient (achat, transport, frais de paiement). Calculez la marge brute unitaire, puis classez les produits en trois groupes par tiers ou selon des seuils qui ont du sens pour vous. Le ROAS minimal rentable d’un produit se déduit de sa marge : avec 40 % de marge brute, un euro de publicité doit rapporter au moins 2,5 € de chiffre d’affaires HT pour ne pas perdre d’argent (1 / 0,40). Avec 20 %, il en faut 5. C’est la raison pour laquelle un ROAS cible unique sur tout le catalogue favorise mécaniquement les produits à faible marge, qui convertissent souvent plus facilement.
Performance
Dans l’onglet Produits de Google Ads, sur 90 jours : les « héros » sont les quelques produits qui font l’essentiel des ventes (souvent une petite fraction du catalogue), les « réguliers » vendent de façon constante, les « dormants » reçoivent des clics sans vendre, les produits « sans historique » ont trop peu d’impressions pour être jugés. Recalculez chaque mois.
Stock
Exprimez le stock en jours de vente plutôt qu’en unités : 15 unités d’un produit qui en vend une par semaine, c’est plusieurs mois de couverture ; pour un produit qui en vend 10 par jour, c’est une rupture dans deux jours.
Exemple chiffré (catalogue fictif)
Pour illustrer le raisonnement, prenons un catalogue théorique de déco de 1 200 références. Ces chiffres sont des hypothèses pédagogiques, pas des données client.
| Classe | Produits | Marge brute moyenne | ROAS minimal rentable | ROAS cible retenu |
|---|---|---|---|---|
| marge_a | 300 | 50 % | 2,0 | 3,0 |
| marge_b | 500 | 35 % | 2,9 | 4,0 |
| marge_c | 400 | 20 % | 5,0 | 6,5 |
Le ROAS cible retenu ajoute une réserve au seuil de rentabilité pour couvrir les retours et les frais fixes. Sans ce découpage, un ROAS cible de 4 sur tout le catalogue ferait perdre de l’argent sur chaque vente de la classe C tout en bridant inutilement la classe A.
Remplir les labels sans saisie manuelle
- Règles de flux de Merchant Center : conditions sur le prix, la catégorie ou un autre attribut pour attribuer une valeur ;
- flux supplémentaire (Google Sheets) : une colonne
idet une colonne par label, mise à jour par un export de votre ERP ; - outil de gestion de flux ou script qui calcule la performance à partir des rapports Google Ads et réécrit le label chaque semaine.
Le flux supplémentaire est souvent le meilleur compromis : la marge reste dans vos outils internes, seule la classe part chez Google.
Utiliser les labels dans les campagnes
Shopping standard
Subdivisez les groupes de produits par label et appliquez des enchères ou des campagnes différentes. Une structure courante : une campagne pour les héros à forte marge, une campagne générale, une campagne à budget limité pour les produits sans historique.
Performance Max
Les groupes de fiches peuvent filtrer les produits par custom label. Chaque campagne a son ROAS cible : séparer les classes de marge dans des campagnes distinctes permet d’appliquer la grille ci-dessus. Restez raisonnable sur le nombre de campagnes : chacune doit garder assez de conversions pour que l’algorithme apprenne. Notre guide Performance Max e-commerce et l’article sur les campagnes Performance Max limitées au flux détaillent ces structures.
Analyse
Dans l’onglet Produits, segmentez par custom label pour lire le chiffre d’affaires, le coût et le ROAS par classe. C’est souvent là que l’on découvre qu’une famille entière vend beaucoup mais ne rapporte rien.
Titres et descriptions : l’autre moitié du travail sur le flux
Les labels décident où va le budget ; les titres et descriptions décident sur quelles requêtes le produit apparaît et s’il est cliqué. Google accepte jusqu’à 150 caractères dans le titre, mais seuls les premiers mots sont visibles dans la plupart des affichages.
| Catégorie | Ordre conseillé dans le titre |
|---|---|
| Mode | Marque + type de produit + genre + couleur + taille + matière |
| High-tech | Marque + gamme + modèle + caractéristique clé (capacité, taille d’écran) |
| Maison et mobilier | Type de produit + matière + dimensions + couleur + marque |
| Pièces et consommables | Type + compatibilité + référence + marque |
La description (jusqu’à 5 000 caractères) complète avec les usages, les dimensions et les matières, sans texte promotionnel ni majuscules. Le rapport des termes de recherche de vos campagnes Shopping est la meilleure source pour savoir quels mots ajouter : si les acheteurs tapent « table chêne massif 8 personnes » et que votre titre dit « Table Oslo », le produit passe à côté.
Erreurs fréquentes
- labels remplis une fois puis jamais mis à jour, alors que la performance et le stock changent chaque semaine ;
- trop de valeurs différentes, jusqu’à dépasser la limite de 1 000 ;
- un label par catégorie du site, qui double le
product_typesans apporter de décision nouvelle ; - des campagnes découpées si finement qu’aucune n’a assez de conversions ;
- un ROAS cible identique pour toutes les classes de marge, ce qui annule l’intérêt du découpage.
Piloter à la rentabilité : ce que nous voyons sur les comptes
Raisonner en marge plutôt qu’en chiffre d’affaires fait partie des premiers chantiers sur les comptes e-commerce que nous reprenons. Quelques résultats Google Ads de comptes accompagnés (anonymisés) : un e-commerce de chaussures est passé d’un ROAS de 2,5 à 5,4 en deux ans (du 3e trimestre 2024 au 3e trimestre 2026), un gain de rentabilité à chiffre d’affaires stable ; un fabricant d’emballages B2B a augmenté son CA Google Ads de 24 % avec 30 % de budget en moins (janvier à juillet 2026 contre 2025). Ces résultats tiennent à l’ensemble du travail mené sur chaque compte, pas aux seuls custom labels, et ne préjugent pas des vôtres. Pour relier ces chiffres à votre propre seuil, voir notre guide du ROAS e-commerce.
Votre budget Shopping va-t-il aux bons produits ?
Demandez un audit gratuit de vos campagnes : notre agence Google Ads analyse la répartition du budget par produit et la structure de votre flux.
Notre démarche sur un catalogue
Données de marge
Nous partons de vos marges et de vos stocks pour définir les classes de produits.
Flux et labels
Labels alimentés automatiquement par flux supplémentaire ou règles, titres retravaillés.
Campagnes par rentabilité
ROAS cibles par classe, campagnes dédiées aux produits héros et suivi mensuel.
Ce que nous prenons en charge
Merchant Center
Custom labels, règles de flux, titres, descriptions et diagnostics.
Shopping et Performance Max
Structure par marge, rotation et saison.
Pilotage à la marge
ROAS minimal rentable par classe de produits.
Landing pages
Incluses dans l'accompagnement quand le catalogue en a besoin.
Questions sur les custom labels
Combien de custom labels peut-on utiliser ?
Cinq attributs, de custom_label_0 à custom_label_4, avec au maximum 1 000 valeurs distinctes chacun sur le compte.
À quelle fréquence les mettre à jour ?
Chaque mois pour la performance et la marge, chaque jour pour le stock si vos ruptures sont fréquentes.
Les custom labels sont-ils visibles par les internautes ?
Non, ils ne servent qu’à organiser vos campagnes et vos rapports.
Combien coûte un accompagnement Convertix ?
Dès 700 € HT par mois, landing page incluse et sans frais de mise en place, hors budget publicitaire.
Parlons de votre catalogue
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