Meta a annoncé en septembre 2025 qu’Instagram dépassait 3 milliards d’utilisateurs actifs mensuels dans le monde. En France, l’application est particulièrement installée chez les 18-44 ans, la cible commerciale de la majorité des annonceurs ; l’estimation d’audience du Gestionnaire de publicités vous donne le volume exact pour votre zone et votre tranche d’âge. Pourtant, la plupart des campagnes Instagram Ads sous-performent non pas parce que la plateforme est inefficace, mais parce qu’elles reproduisent des erreurs structurelles : visuels génériques, ciblage trop large, absence de logique de test, tracking incomplet.
Ce guide vous donne une vision complète et opérationnelle du fonctionnement d’Instagram Ads en 2026, des formats aux stratégies d’enchères, du ciblage à l’analyse des résultats. Chez Convertix (170+ entreprises accompagnées depuis août 2024, 60 clients actifs), Meta fait partie des leviers que nous pilotons au quotidien, et ce guide s’appuie sur des résultats réels de nos comptes, présentés plus bas avec leurs chiffres exacts.
Contenu mis à jour le 26 octobre 2026.
Pourquoi intégrer Instagram Ads dans votre mix d’acquisition en 2026
La question ne se pose plus vraiment : Instagram est devenu un levier d’acquisition incontournable pour la quasi-totalité des secteurs B2C et une part croissante du B2B. Quelques données de contexte :
- Instagram est une plateforme de découverte : une large part des utilisateurs y suit des marques et y repère des produits avant de les chercher ailleurs, ce qui en fait un levier de création de demande plus que de capture.
- Les Reels sont devenus le format où les utilisateurs passent le plus de temps ; Meta y pousse activement les annonceurs, et l’inventaire publicitaire y reste moins saturé que dans le fil.
- Les Stories offrent un affichage plein écran, sans contenu concurrent à côté, ce qui en fait un placement efficace pour un message court et un appel à l’action direct.
- L’intégration native avec le catalogue Meta permet de diffuser des publicités Shopping dynamiques directement dans le fil, les Reels et l’onglet Explore, raccourcissant considérablement le tunnel d’achat.
Ce qui a changé depuis 2023 : l’algorithme privilégie massivement les formats vidéo courts, la logique Advantage+ de Meta prend de plus en plus d’autonomie dans la diffusion, et les audiences manuelles hypergranulaires ont cédé la place à des stratégies d’audience large pilotées par le signal de conversion. Si vous gérez encore vos campagnes comme en 2020, vous laissez de la performance sur la table.
Par ailleurs, la concurrence sur la plateforme s’est intensifiée : les CPM ont progressé ces deux dernières années dans la majorité des secteurs. La conséquence directe est que la qualité du créatif est devenue le premier levier de différenciation, devant le ciblage lui-même.
Les formats publicitaires Instagram : lequel choisir selon votre objectif
Instagram propose six formats publicitaires principaux, chacun avec ses règles de création, ses placements et ses cas d’usage optimaux. Choisir le mauvais format pour son objectif est l’une des erreurs les plus courantes.
Le format Feed (image ou vidéo)
Le placement historique. Visible dans le fil d’actualité, il supporte aussi bien l’image fixe que la vidéo jusqu’à 60 secondes. Format recommandé : 4:5 portrait (1 080 x 1 350 px) pour maximiser l’espace écran sur mobile. Idéal pour des messages orientés considération ou notoriété avec un visuel soigné et un texte accrocheur structuré.
Les Stories Instagram
Format plein écran 9:16 (1 080 x 1 920 px). Une vidéo publicitaire en Stories peut durer jusqu’à 60 secondes, mais elle est découpée en séquences et l’essentiel de l’attention se joue sur les premières secondes. Le placement Stories est l’un des moins chers en CPM tout en maintenant un taux d’attention élevé : l’utilisateur est en mode plein écran, sans distraction latérale. Le call-to-action doit être immédiat, une Story sans CTA visible dans les 3 premières secondes perd l’essentiel de son impact. Le texte dans la zone centrale (hors zones coupées en haut et en bas) est impératif.
Les Reels Ads
C’est le format dominant en 2026. Les Reels publicitaires s’intègrent dans le flux de contenu organique des Reels, ce qui réduit la résistance naturelle à la publicité. Format 9:16, vidéos jusqu’à 90 secondes, la fenêtre 15-30 secondes étant la plus performante dans la majorité des tests terrain. L’accroche dans les 2 premières secondes est déterminante pour le taux de complétion. Commencer par un élément visuel fort ou une question de tension donne systématiquement de meilleurs résultats qu’une introduction de marque.
Le Carrousel
De 2 à 10 visuels swipeables avec un lien par carte. Particulièrement efficace pour présenter une gamme produit, dérouler un avant/après ou construire un storytelling séquentiel. Le premier visuel doit donner envie de swiper, sinon le format perd son intérêt différenciateur par rapport à une image simple. En B2B, le carrousel fonctionne bien pour dérouler une argumentation étape par étape.
Instagram Shopping et Collection
Pour les e-commerçants connectés à un catalogue Meta, le format Collection affiche un visuel principal accompagné de jusqu’à 4 produits directement dans l’annonce. Le format Shopping tag permet de taguer des produits dans une image ou une vidéo. Ces formats raccourcissent le tunnel en permettant d’accéder à la fiche produit sans quitter l’application, un avantage significatif pour la conversion impulsive.
L’onglet Explore
Placement moins exploité, mais pertinent pour la découverte de marque. Vos annonces apparaissent dans l’onglet Explore quand un utilisateur clique sur un contenu organique. L’audience est naturellement en mode découverte, ce qui en fait un placement efficace pour les marques cherchant à toucher de nouveaux profils sans payer le CPM élevé du Feed.
| Format | Dimensions recommandées | Durée vidéo optimale | Objectif privilégié | Niveau de CPM indicatif |
|---|---|---|---|---|
| Feed image | 1 080 x 1 350 px (4:5) | – | Notoriété, trafic | Moyen |
| Feed vidéo | 1 080 x 1 350 px (4:5) | 15-30 s | Considération, conversion | Moyen à élevé |
| Stories | 1 080 x 1 920 px (9:16) | 6-15 s | Trafic, conversion directe | Bas à moyen |
| Reels | 1 080 x 1 920 px (9:16) | 15-30 s | Notoriété, considération | Bas à moyen |
| Carrousel | 1 080 x 1 080 px (1:1) | – | Considération, catalogue produit | Moyen |
| Shopping / Collection | Variable (catalogue) | – | Conversion e-commerce directe | Élevé |
| Explore | 1 080 x 1 350 px ou 1:1 | – | Notoriété, découverte | Bas |
Structurer vos campagnes : objectifs, audiences et ciblage
Meta Ads Manager est l’outil de gestion des campagnes Instagram. La structure est identique pour Facebook et Instagram : Campagne (objectif) > Ensemble de publicités (audience, budget, placements) > Publicités (créatifs). Chaque niveau joue un rôle précis dans la logique d’optimisation algorithmique.
Le choix de l’objectif de campagne
L’objectif de campagne détermine ce que l’algorithme Meta optimise en priorité. En 2026, les objectifs sont regroupés en six catégories :
- Notoriété : diffuser auprès du plus grand nombre à CPM maîtrisé.
- Trafic : maximiser les clics vers votre site ou landing page.
- Interactions : générer des réactions, partages, commentaires, visites de profil.
- Prospects : collecter des leads via formulaire natif Instagram ou formulaire sur site.
- Promotion d’application : téléchargements ou événements in-app.
- Ventes : optimiser pour les conversions (achat, lead qualifié, prise de rendez-vous).
Un piège fréquent : utiliser l’objectif Trafic quand l’objectif réel est la vente. Meta optimise exactement pour ce que vous lui demandez, si vous demandez des clics, il cherche des cliqueurs, pas des acheteurs. Dès que votre pixel collecte suffisamment d’événements de conversion (environ 50 achats ou leads sur 7 jours par ensemble de publicités), basculez sur l’objectif Ventes.
Les trois grandes familles d’audiences
- Audiences personnalisées : construites à partir de vos propres données, liste clients, visiteurs de site via pixel Meta, interactions avec votre compte Instagram, vidéo views à 75 %. Ce sont les audiences les plus chaudes, idéales pour le retargeting et la réactivation.
- Audiences similaires (Lookalike) : Meta identifie des profils comportementalement proches de votre audience source (vos meilleurs clients, vos acheteurs récents, vos abonnés les plus engagés). Puissance principale : atteindre des prospects froids qui ressemblent à vos acheteurs actuels sans avoir à définir manuellement leurs centres d’intérêt.
- Audiences par centres d’intérêt, comportements et démographie : ciblage thématique plus large. Pertinent pour la prospection initiale, mais à utiliser avec discernement, les segments d’intérêt Meta peuvent inclure des profils très hétérogènes, et l’audience « intérêt » en silo est souvent moins performante qu’une audience large bien nourrie par le signal de conversion.
La tendance de fond depuis 2023 : les campagnes Advantage+ Shopping (ASC) et les stratégies d’audience large pilotées par le signal de conversion surpassent régulièrement les ciblages manuels très restreints. L’algorithme Meta accède à des signaux comportementaux de première main que vous n’avez pas : lui laisser de la marge, surtout avec un pixel bien alimenté, est souvent la meilleure décision pour des budgets supérieurs à 50 euros par jour.
Créer des visuels et des accroches qui stoppent le scroll
C’est le facteur le plus impactant sur vos performances, et le plus sous-estimé. Un bon ciblage avec un visuel médiocre donne de mauvais résultats. Un visuel fort avec un ciblage large peut surperformer une campagne techniquement parfaite adossée à un créatif générique. Les tests terrain le confirment systématiquement : le créatif explique la majorité de la variance de performance.
Les principes créatifs qui fonctionnent en 2026
- L’accroche dans les 2 premières secondes : pour les Reels et les vidéos, si vous ne captez pas l’attention dans les 2 premières secondes, l’utilisateur passe à la suite. Commencez par une tension, une question directe, un visuel surprenant ou un bénéfice énoncé clairement, pas par un logo ou une intro de marque animée.
- Le format natif : une publicité qui ressemble à du contenu organique de qualité rencontre moins de résistance. Utilisez les codes de la plateforme : sous-titres dans les vidéos (une bonne part des utilisateurs regarde sans le son, notamment dans les transports ou au travail), composition aérée, couleurs contrastées, transitions dynamiques mais lisibles.
- La preuve sociale concrète : avis clients avec prénom et cas d’usage réel, témoignages vidéo authentiques, résultats démontrables. Tout ce qui montre que d’autres personnes dans la même situation ont fait confiance à votre marque et en ont retiré quelque chose de concret.
- Un seul CTA, explicite : ne supposez pas que l’utilisateur sait quoi faire après avoir vu votre annonce. « Découvrez la collection », « Téléchargez le guide », « Prenez rendez-vous », un seul appel à l’action, visible, cohérent avec votre objectif de campagne.
- La diversité créative dès le lancement : tester 3 à 5 visuels différents par ensemble de publicités est une bonne pratique de base. L’algorithme optimise automatiquement en faveur des créatifs les plus performants, mais vous avez besoin d’un pool suffisant pour identifier ce qui résonne avec votre audience.
Le texte publicitaire (copy)
Sur Instagram, le visuel prime sur le texte, mais le texte compte, notamment pour qualifier l’audience et renforcer la proposition de valeur. Quelques règles terrain :
- Les 3 premières lignes visibles avant le « voir plus » sont les plus importantes. Commencez par le bénéfice principal ou un point de tension, pas par le nom de marque.
- Évitez les superlatifs vides (« meilleur », « révolutionnaire », « incroyable sans contexte »). Soyez spécifique et factuel.
- Les emojis utilisés avec parcimonie améliorent la lisibilité et le rythme de lecture, mais leur accumulation excessive produit l’effet inverse.
- Adaptez le registre à votre audience cible : le ton d’une marque de luxe n’est pas celui d’un SaaS B2B ou d’une boutique de sport.
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Budgets, enchères et logique de diffusion Meta
Comprendre comment Meta dépense votre budget est essentiel pour piloter vos campagnes intelligemment et éviter les dépenses inefficaces pendant les phases d’apprentissage.
CBO versus ABO : quelle logique choisir
Deux niveaux de pilotage du budget s’offrent à vous :
- ABO (Ad Set Budget Optimization) : vous définissez le budget au niveau de chaque ensemble de publicités. Plus de contrôle sur l’allocation, mais moins d’agilité algorithmique pour redistribuer en temps réel vers ce qui performe.
- CBO (Campaign Budget Optimization) : le budget est défini au niveau de la campagne, et Meta le distribue dynamiquement entre les ensembles selon les signaux de performance en temps réel. Recommandé dès que vous avez plusieurs audiences ou créatifs à comparer sur un même objectif.
Les stratégies d’enchères principales
- Volume maximum (anciennement « coût le plus bas ») : Meta optimise pour maximiser le nombre de résultats avec votre budget. Point de départ standard pour la grande majorité des campagnes.
- Coût par résultat cible : vous fixez un coût moyen cible par conversion. Meta essaie de rester autour de ce seuil. Nécessite suffisamment d’historique de conversion pour fonctionner correctement, à ne pas activer dès le lancement.
- ROAS cible : disponible pour les campagnes orientées ventes. Meta optimise pour atteindre le ratio dépenses/revenus défini. Réservé aux comptes avec un historique solide de données de conversion.
- Limite d’enchère : vous fixez le montant maximum que vous êtes prêt à payer par enchère individuelle. Recommandé uniquement pour les annonceurs avancés disposant d’une bonne connaissance de leur marché d’enchères et de leurs coûts de conversion cibles.
La phase d’apprentissage : comprendre ce qui se passe au lancement
Quand vous lancez un nouvel ensemble de publicités, Meta entre en phase d’apprentissage. L’algorithme explore les meilleures combinaisons d’audience, de créatif et de placement pour atteindre votre objectif. Cette phase dure généralement 7 à 14 jours ou jusqu’à l’atteinte de 50 événements de conversion. Pendant cette période, les coûts peuvent être instables et plus élevés qu’en régime établi. Toute modification significative de l’ensemble de publicités (budget, audience, créatif, enchère) relance la phase d’apprentissage, c’est l’une des erreurs les plus coûteuses en gestion de campagnes.
Analyser et piloter vos performances Instagram Ads
Les données disponibles dans Meta Ads Manager sont nombreuses. Le vrai enjeu n’est pas d’en avoir plus, mais de savoir lesquelles regarder pour prendre les bonnes décisions au bon moment.
| Métrique | Ce qu’elle mesure | Signal d’alerte | Levier d’action |
|---|---|---|---|
| CPM | Coût d’accès à l’audience | Forte hausse : concurrence ou audience saturée | Élargir l’audience, rafraîchir les créatifs |
| CTR (lien) | Pertinence du visuel et du CTA | Inférieur à 1 % sur cold traffic : créatif insuffisant | Tester de nouveaux angles visuels et copy |
| CPC | Efficacité de l’acquisition de trafic | CPC élevé : conséquence d’un CPM haut ou d’un CTR faible | Agir en priorité sur CPM ou CTR selon la cause |
| Taux de conversion (LP) | Performance de la page de destination | Trafic correct mais conversions faibles : problème post-clic | A/B test landing page, cohérence message/page |
| Fréquence | Nombre d’expositions par personne | Supérieure à 3-4 sur audience froide : fatigue probable | Rafraîchir les créatifs ou élargir l’audience |
| CPA | Efficacité économique globale | CPA en dérive : diagnostiquer créatif, audience, LP | Audit complet du tunnel de conversion |
Pixel Meta versus API Conversions : pourquoi les deux sont nécessaires
Le pixel Meta seul est insuffisant en 2026. Les navigateurs bloquent les cookies tiers, iOS 14+ a restreint le tracking natif côté client, et les extensions ad-blocker généralisent ces restrictions à une part croissante du trafic. La solution opérationnelle : l’API Conversions (CAPI), qui envoie les événements de conversion directement depuis votre serveur vers Meta, contournant les blocages navigateur.
Un setup solide combine pixel côté client + CAPI côté serveur avec déduplication des événements via l’event_id. Sans cette déduplication, vous risquez de doubler les conversions remontées à Meta, ce qui fausse l’optimisation algorithmique et gonfle artificiellement vos chiffres de reporting. Chez Convertix, c’est systématiquement l’un des premiers points d’audit sur chaque nouveau compte.
Résultats réels : ce que Meta a produit sur quatre de nos comptes
Les campagnes ci-dessous ont été diffusées sur les placements de Meta, Instagram compris (Feed, Stories, Reels), aux côtés de Facebook. Meta ne permet pas d’attribuer proprement chaque résultat à Instagram seul : nous présentons donc les chiffres du compte, tels qu’ils figurent dans notre base de références, anonymisés.
| Activité | Résultat Meta | Ce qu’il faut savoir |
|---|---|---|
| Réseau de piscinistes | 295 demandes à 13,23 € en août 2026, contre 154 à 20,31 € avec le précédent prestataire | Demandes de devis, pas des ventes signées |
| Fournisseur de transferts textiles pour professionnels | Ventes passées de 183 à 358 par trimestre, coût par vente de 15,04 € à 8,97 € | Comparaison de deux trimestres |
| Promoteur immobilier neuf | 209 contacts à 6,71 € le premier mois, pour un objectif de 30 € | Un seul mois ; un contact n’est pas une vente |
| Réseau de cuisinistes en franchise | 774 candidatures de futurs franchisés à 14,16 € (avril-octobre 2026) | Candidatures, pas franchisés signés |
Le point commun de ces comptes n’est pas un réglage secret : un événement de conversion fiable remonté à Meta, des créas renouvelées régulièrement en formats verticaux, et une lecture des résultats sur le bon indicateur (le coût par demande ou par vente, pas le coût par clic). Ces chiffres ne présagent pas de vos résultats, qui dépendront de votre offre, de votre marché et de votre budget.
Booster une publication ou passer par le Gestionnaire de publicités ?
Le bouton « Booster » de l’application Instagram est tentant : deux clics, un budget, c’est en ligne. Il convient pour donner de la visibilité à un contenu qui marche déjà en organique. En revanche, il offre peu de choix d’objectif, aucun contrôle fin des placements, pas d’A/B test et un suivi des conversions limité. Dès que vous cherchez des ventes ou des demandes, passez par le Gestionnaire de publicités : vous y choisissez l’objectif Ventes ou Prospects, l’événement optimisé, les audiences et les placements. Bon compromis : repérez vos meilleurs contenus organiques, puis réutilisez-les comme publicités dans le Gestionnaire, en conservant les mentions J’aime et commentaires déjà obtenus.
Les publicités partenaires avec des créateurs
Les publicités partenaires (partnership ads) permettent de diffuser une publicité depuis le compte d’un créateur ou d’un partenaire, avec son nom affiché à côté du vôtre. Pour une marque peu connue, c’est un moyen d’emprunter la crédibilité d’une voix que l’audience suit déjà. Elles demandent une autorisation du créateur dans l’application et un contrat clair sur la durée d’utilisation du contenu.
Les erreurs les plus fréquentes qui plombent les campagnes Instagram Ads
Après avoir audité et géré des dizaines de comptes publicitaires dans des secteurs variés, ces erreurs reviennent de manière quasi systématique :
- Modifier la campagne pendant la phase d’apprentissage : toute modification significative d’un ensemble de publicités (budget, audience, enchère, créatif) pendant les 7 premiers jours remet la phase d’apprentissage à zéro. La patience est une stratégie à part entière.
- Trop d’ensembles de publicités pour le budget disponible : 10 ensembles avec 5 euros par jour ne donnent pas 10 fois les résultats d’un seul ensemble à 50 euros. L’algorithme manque de signal dans chaque ensemble pour apprendre et optimiser efficacement. Concentrez vos budgets.
- Négliger l’optimisation mobile : Instagram s’utilise presque exclusivement sur smartphone. Si votre landing page met plus de 3 secondes à charger sur mobile, si le formulaire n’est pas adapté au touch ou si la mise en page s’affiche mal sur petit écran, vous perdez la majorité de vos clics avant toute conversion.
- Confondre les étapes du tunnel : un Reels de 15 secondes est excellent pour créer de la notoriété, mais rarement suffisant pour convertir directement sur un produit ou service à ticket élevé. Chaque étape du parcours client nécessite un format et un message adaptés à son niveau d’intention.
- Ignorer la fatigue créative : même le meilleur visuel s’épuise. Une fréquence supérieure à 3-4 sur une audience froide est le signal avant-coureur d’une dégradation des résultats. Anticipez en maintenant toujours un pool de nouveaux créatifs prêts à être activés.
- Déconnecter le message publicitaire de la landing page : si votre publicité promet une « démonstration gratuite » et que l’utilisateur arrive sur une page d’accueil générique, la rupture de continuité casse la dynamique de conversion. Le principe de cohérence message-destination est fondamental.
- Omettre le retargeting : la grande majorité des visiteurs ne convertissent pas au premier contact. Un tunnel de retargeting structuré (visiteurs du site non-convertis, abandons de panier, viewers vidéo à 75 %) est indispensable pour amortir votre coût d’acquisition cold traffic sur la durée.
- Manquer de données de conversion fiables : un compte publicitaire sans API Conversions configurée, avec un pixel installé de manière incomplète, pilote à l’aveugle. L’algorithme optimise sur des signaux partiels, les décisions qui en découlent sont mécaniquement dégradées.
Connecter Instagram Ads à votre tunnel de conversion complet
Une campagne Instagram Ads est une entrée dans un tunnel, elle ne vit pas en vase clos (nous détaillons cette logique dans notre article sur le tunnel Meta Ads TOFU, MOFU, BOFU). La performance finale dépend de la solidité de chaque maillon, du premier contact jusqu’à la conversion et au-delà.
La logique des trois phases
- Haut de tunnel (TOFU, notoriété et découverte) : Reels, vidéos courtes, Stories orientées découverte, objectif notoriété ou trafic. L’audience est froide, le message est large et centré sur la problématique ou l’univers de marque, pas sur l’offre commerciale directe.
- Milieu de tunnel (MOFU, considération et engagement) : campagnes vers les visiteurs du site, les personnes ayant regardé 75 % d’une vidéo, les interactions avec le compte Instagram. Le message devient plus spécifique, les preuves sociales et les éléments de réassurance entrent en jeu.
- Bas de tunnel (BOFU, conversion) : retargeting des visiteurs non-convertis, des paniers abandonnés, des audiences similaires aux acheteurs récents. CTA direct, offre claire, friction minimale entre l’annonce et l’action souhaitée.
L’importance critique de la landing page
Le meilleur créatif publicitaire ne compense pas une landing page lente, confuse ou mal alignée avec le message. Points à contrôler systématiquement :
- Temps de chargement inférieur à 3 secondes sur mobile (vérifiable via Google PageSpeed Insights).
- Cohérence visuelle et sémantique stricte entre l’annonce et la page d’atterrissage.
- Un seul objectif de conversion par page, ne pas disperser l’attention avec des CTAs multiples.
- Éléments de preuve sociale visibles sans scroller (avis, chiffres d’usage, logos clients, factuels et vérifiables).
L’attribution : lire les données avec recul
La fenêtre d’attribution par défaut de Meta (7 jours clic / 1 jour vue) peut sur-attribuer des conversions à la plateforme en prenant crédit d’achats qui auraient eu lieu sans la publicité. Pour une lecture plus juste de la réalité, croisez systématiquement les données Meta Ads Manager avec vos données analytics (GA4) et vos données CRM. La vérité se situe souvent entre les deux mesures, Meta a tendance à surévaluer son impact, GA4 à le sous-évaluer. Les tests d’incrémentalité (Meta Experiments) permettent de mesurer l’effet causal réel, mais nécessitent des budgets suffisants pour être statistiquement valides.
Questions fréquentes sur Instagram Ads
Combien coûte une campagne Instagram Ads ?
Il n’y a pas de minimum imposé, mais pour qu’un ensemble de publicités apprenne, comptez 30 à 50 € par jour en e-commerce, un peu moins en génération de demandes locale. Si vous confiez la gestion à une agence, ajoutez ses honoraires : chez Convertix, l’accompagnement démarre dès 700 € HT par mois, landing page incluse et sans frais de mise en place.
Peut-on diffuser sur Instagram uniquement, sans Facebook ?
Oui, en passant les placements en mode manuel et en ne cochant que les placements Instagram. C’est rarement le meilleur choix : laisser Meta répartir entre Facebook et Instagram fait souvent baisser le coût par résultat. Réservez l’exclusion aux cas où votre cible est nettement plus jeune ou où la créa n’existe qu’en vertical.
Quel format choisir pour démarrer ?
Une vidéo verticale 9:16 de 15 à 30 secondes déclinée en 4:5 pour le fil. Nos guides détaillent les tailles et ratios par placement et les spécificités des publicités Stories.
Faut-il un compte Instagram actif ?
Ce n’est pas obligatoire techniquement, mais un profil alimenté rassure les personnes qui cliquent sur votre nom avant d’acheter, et permet les publicités à partir de vos contenus existants.
Combien de temps avant d’avoir des résultats exploitables ?
Comptez une à deux semaines de phase d’apprentissage par ensemble de publicités, puis un mois pour juger une stratégie sur des volumes suffisants.
Pour un diagnostic de vos campagnes Instagram, découvrez notre agence Meta Ads ou réservez un audit gratuit de 30 minutes avec l’équipe Convertix.





